La mention « 18 carats » n’offre aucune garantie d’authenticité ni de durabilité. Certains bijoux affichent ce marquage tout en présentant une couche d’or si fine qu’elle s’efface rapidement à l’usage. Des alliages bon marché et des procédés de placage économiques circulent sur le marché, rendant les différences subtiles entre une pièce résistante et une imitation éphémère.
Des indices précis trahissent la qualité réelle du placage. La tenue du marquage, l’aspect des soudures, ou encore la réaction aux produits du quotidien révèlent des disparités notables. L’attention portée à ces détails permet d’éviter les mauvaises surprises.
Reconnaître un vrai or plaqué 18 carats : ce que la qualité ne trompe jamais
Les véritables amateurs le savent : un bijou en or plaqué 18 carats ne se juge pas simplement à son éclat. Le premier réflexe, c’est de vérifier la présence d’un poinçon. Ce petit symbole, souvent gravé à l’intérieur d’une bague ou près du fermoir d’une chaîne, atteste du respect des normes françaises. Les fabricants respectueux de leur clientèle n’hésitent pas à l’apposer. Repérez-le : il garantit traçabilité et contrôle. Lorsqu’il manque, mieux vaut redoubler de vigilance.
La couleur est également révélatrice. Un or plaqué 18 carats de qualité offre une nuance chaude, profonde, loin des reflets criards. Pour s’en assurer, rien de tel qu’une comparaison : placez le bijou à côté d’une pièce en or massif ou d’un autre bijou en lequel vous avez confiance. Si le ton est trop jaune ou tape à l’œil, il s’agit probablement d’un placage hâtif ou d’un alliage peu fiable.
Un autre indice : le certificat d’authenticité. Les maisons sérieuses accompagnent chaque bijou d’un document détaillant le grammage, la pureté du placage, l’origine, et parfois même le nom du fabricant. Ce n’est pas un détail anodin : c’est le signe d’une exigence assumée.
Voici les points à examiner systématiquement avant d’acheter :
- Poinçons : repérez-les à l’intérieur de l’anneau ou près du fermoir.
- Couleur : comparez avec d’autres bijoux pour détecter les nuances suspectes.
- Certificat d’authenticité : exigez-le pour chaque achat.
La qualité du plaquage se mesure aussi à l’œil nu. Dépose uniforme, absence de porosité, pas la moindre trace d’oxydation précoce : autant de détails qui témoignent d’un travail bien mené. Un placage soigné ne laisse apparaître ni aspérité, ni fragilité. Un regard attentif ne s’y trompe pas.
Déceler les signes d’un plaqué de mauvaise qualité : indices visuels, usure et astuces de vérification
Un bijou plaqué de façon approximative laisse vite apparaître ses limites. Commencez par inspecter la surface du bijou : taches, rayures profondes, traces qui virent au cuivre sur les zones les plus exposées… Ces marques trahissent un placage trop mince. Sous la couche d’or, le laiton ou le cuivre pointent déjà leur nez, et toute l’illusion s’effondre.
Un autre signal d’alerte : le changement de couleur du métal sur les parties en contact avec la peau, comme l’intérieur d’une bague ou le fermoir d’un bracelet. Parfois, des zones blanchâtres (palladium, nickel) apparaissent. Cela signifie que la couche d’or est trop fine ou que le métal de base n’a rien d’exceptionnel. Si le bijou montre des signes d’usure après seulement quelques utilisations, il ne mérite pas son étiquette 18 carats.
Le poids constitue également un indice. Un bijou en laiton ou en cuivre, même bien plaqué, sera plus léger qu’une pièce conçue sur une base précieuse. Si vous avez une balance de précision, pesez le bijou ; sinon, comparez-le avec un modèle dont vous connaissez la composition.
Trois tests simples pour les sceptiques
Pour ceux qui souhaitent pousser la vérification plus loin, voici quelques méthodes éprouvées :
- Test de l’aimant : l’or n’est pas magnétique. Si le bijou réagit à l’aimant, il contient très probablement des métaux bas de gamme.
- Test de la densité : en pesant le bijou dans l’eau et en calculant sa densité, on peut la comparer à celle de l’or.
- Test acide (chez un bijoutier) : une goutte sur une pierre de touche suffit pour révéler la nature du métal sous la dorure, sans abîmer le bijou.
Enfin, rien ne remplace l’avis d’un professionnel. Un bijoutier équipé d’un testeur XRF ou des acides adaptés identifie immédiatement la composition réelle du bijou, sans laisser place au doute.
La différence entre une parure qui traverse les saisons et un bijou qui se délave en un clin d’œil tient à ces détails. Entre authenticité et apparence, à chacun de creuser au-delà de la brillance.


